Observer la Terre depuis l’Espace

Toujours pendant le #SpaceTweetup, une passionnante présentation d’Alexander Soucek (@orbiterra sur Twitter) à propos de l’observation de la Terre. Il faut que je vous le dise tout de suite, Alexander, c’est quelqu’un qui pourrait vous montrer pendant des heures des agrandissements de photos de la lune prises pendant une éclipse solaire, en vous nommant tous les cratères, sans que vous ressentiez le moindre ennui!

Ceci dit, il parlait devant un public conquis à sa cause, même s’il ne s’est pas privé de se moquer gentiment de notre enthousiasme à la vue d’une combinaison d’astronaute, et pour ma part, j’ai trouvé sa présentation très intéressante.

Earth Observation

En parlant plus particulièrement du satellite ENVISAT, Alexander nous a présenté des photos qui montrent par exemple la pollution sur des routes maritimes (comme celle qui vient de Chine jusqu’aux ports du Nord de l’Europe), sur des routes fluviales (comme le Rhin), et bien sûr la pollution de nos villes.

Earth Observation

Les satellites d’observation permettent également de réaliser l’étendue d’une tempête de sable, d’un feu, l’impact de la présence ou du manque d’eau, les marées noires… ou même la présence de phytoplancton, comme sur cette très belle image de la Mer de Barents, située au nord de la Norvège.

Photo prise par ENVISAT, (c) ESA

- Photo à retrouver parmi d’autres sur le site ENVISAT.

Il a terminé sa présentation en disant que pour lui la photo la plus significative jamais prise de l’espace… c’est évidemment une photo de notre Terre.

J’étais d’autant plus sensibilisée au sujet que j’avais eu l’occasion de parler le matin même avec Peter S. qui travaille pour le Bureau des Affaires liées à l’Espace (Office for Outer Space Affairs) aux Nations Unies, et plus particulièrement pour UN-SPIDER. Rien à voir avec les araignées (!), l’acronyme désigne le programme United Nations platform for Space-based Information for Disaster management and Emergency Response.

Concrètement, c’est un programme qui fait en sorte que chaque pays ou chaque organisation régionale ou internationale ait accès et sache utiliser tous types d’informations en provenance de l’espace pour aider en cas de catastrophe. Les satellites d’observation de la Terre permettent en effet d’obtenir rapidement des photos d’une zone sinistrée, ce qui aide à évaluer les risques encourus par les populations et les équipes de secours, ou même à limiter les effets de la catastrophe… Ces satellites d’observation peuvent également se révéler très efficaces en terme de prévention.

Pour plus de renseignements sur UN-SPIDER, je vous invite à leur écrire à l’adresse un-spider@unoosa.org ou à consulter leur site internet www.un-spider.org.

- Merci à DLR et à l’ESA de m’avoir donné l’opportunité de visiter d’en apprendre plus sur ENVISAT lors du premier #SpaceTweetup!

6 thoughts on “Observer la Terre depuis l’Espace

  1. Concernant les efforts faits par les Nations Unies il faut attirer l’attention sur leur site UNOSAT où les données et images fournies par de divers opérateurs de satéllites (p.ex. ESA-Envisat, GeoEye, Digital Globe, MODIS de la NASA, etc.) – gratuitement pour ces fins – sont transformées en cartes pour la réaction immédiate de diverses organisations sur place (Croix Rouge, Terre des Hommes, Médécin sans Frontières, etc.). Ce travail au sein de l’institut UNITAR se fait par des stagiaires instruits par des institutions réconnues (sociétés privées ou institutions universitaires comme SERTIT à Strasbourg) et ainsi des documentations de la situation actuelle après des inondations, tremblements de terre ou autres catastrophes sont disponibles au bout de quelques jours. Ces cartes, établies sur la base des photos des satéllites, sont mises à jour rapidement comme elles sont vraiment utilisées sur les lieux. UNOSAT est une ressource riche en informations à jour et ses produits sont disponibles en ligne ici: http://www.unitar.org/unosat/maps La pluspart des cartes est publiée en version bi-lingue (anglais/français), surtout si les lieux de la catastrophe se trouvent dans un pays francophone.

  2. Pingback: #Spacetweetup? #Awesome! | It's rocket science, Baby!

  3. Pingback: An incredibly #awesome #SpaceTweetup | spaceweblog – beta

  4. Je tombe par hasard sur ce blog …est ce la brigitte bailleul que j ai connue a templeuve? Si oui quel parcours pour en arriver dans les etoiles !

      • On prend un coup de vieux…
        Je vois que la petit fille que j’ai connue est devenue une vraie extra-terrestre!
        En fait je crois que tu étais déjà dans les étoiles !
        Pour ma part je n’ai pas quitté le Nord si ce n’est pour voyager un peu.
        On a du se croiser au détour des soirées de la catho! ( j’y ai passé 10 ans pour finir généraliste !)
        Je suis installé à RUMEGIES , avec ma petite famille ( ma femme Isabelle et 4 enfants de 6 à 13 ans!)
        Il me reste de belles images de moments passés dans une petite maison rue de la quièze je crois,que je me souviens colorée, avec un immense jardin , des grenouilles , des parents extra qui m’ont fait aimer les tomates..Ce n’est sans doute pas pour rien que je suis en campagne avec poules et lapins dans le jardin, une cabane perchée pour les enfants!
        Heureux de repenser au passé, je te souhaite bon vent parmi les étoiles!
        rdv dans 25 ans!

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