Allez, je dois avouer qu’à part le Alien dans lequel Sigourney atterrit sur une planète prison, c’était le premier « Alien » que je regardais, en ne sachant même pas que Predator était également une saga. Et finalement, j’ai plutôt été agréablement surprise. Avec une petite visite sur imdb, j’ai en plus découvert qu’il y a foison de clin d’oeils avec le reste de la saga, et ça, j’aime bien, même si évidemment, je ne les ai pas compris (voir les épisodes dans l’ordre, je pense que ça aide). Quoique le « Piper Maru », allusion à X-Files, ça me disait quelque chose, sans replacer dans le contexte néanmoins…
Je jubile toujours de la cruauté des réalisateurs qui consiste à nous présenter longuement des tas de gens, à les rendre plus ou moins sympathiques, à nous attendrir avec les enfants de l’un, le papa de l’autre, le malade qui s’en fiche de mourir… pour finalement tous les tuer.
Ou presque.
Alexa ‘Lex’ Woods: [Rousseau is loading a pistol] Seven seasons on the ice, and I’ve never seen a gun save someone’s life.
Adele Rousseau: I don’t plan on using it.
Alexa ‘Lex’ Woods: Then why bring it?
Adele Rousseau: Same principle as a condom. I’d rather have one and not need it, then need it and not have one.
J’ai également trouvé que le concept était intéressant… déjà exploré, évidemment, mais intéressant quand même. Je pense à cette histoire de civilisation extra-terrestre qui se fait adorer, fait pratiquer des sacrifices rituels pour nourrir les Aliens, et revient tous les 100 ans pour une chasse. Une race, qui, si la chasse ne tourne pas à son avantage, n’hésite pas à faire exploser une bombe qui annihile la civilisation humaine en même temps que les proies.

Affiche (c) UFB
Ce que j’aime toujours beaucoup également, c’est l’enthousiasme naïf des explorateurs. « Génial! Il y a 100 ans toute la population de ce village de baleiniers a disparu en une nuit sans laisser de trace? Trop cool… ». Ou encore « Tiens, qui a bien pu creuser depuis l’espace en une nuit ce tunnel de plusieurs centaines de mètres qui descend à un angle parfait à travers la glace pile juste où on voulait aller? Allons vite voir! ».
Et évidemment, quand ça part en carafe, c’est plutôt bon (parce qu’on y est pas, hein…), d’autant que ça ne manque pas d’humour dans les dialogues. Pour la crédibilité, juste, si les gens en t-shirt pouvaient avoir froid quand ils sont sur la banquise, ce serait bien.
Réalisé par Paul Anderson. Avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova. Sorti le 27 Octobre 2004.