Tir du satellite NPP (NPOESS Preparatory System)

Je vous invite à aller lire l’article très complet rédigé par Anne, et je me contenterai de vous poster cette photo, qui montre la fusée Delta II sur son pas de tir en Californie, avant son tir qui doit avoir lieu à 11:48 heure française ce matin.

Fusée Delta II sur son pas de tir (Vandenberg AFB spaceport)

C’est en effet de la base de Vandenberg que partent les satellites destinés à être placés en orbite polaire… même si le placement en orbite polaire serait techniquement possible depuis la Floride, géographiquement, la sauvegarde des populations serait compliquée à assurer en cas d’échec du tir.

En mars 2011, un problème lors de la séparation de la coiffe avait conduit à la perte de GLORY, un satellite d’observation du climat, lancé par une fusée Taurus depuis la base de Vandenberg (plus d’informations ici). La dernière fusée Delta II qui ait été tiré (depuis le Kennedy Space Center) a quant à elle parfaitement réussi sa mission puisqu’elle emmenait les sondes GRAIL vers la Lune.

Pour le plaisir, NPP est l’acronyme de NPOESS Preparatory System, NPOESS étant lui-même l’acronyme de National Polar-orbiting Operational Environmental Satellite System. Pour être tout à fait claire, NPP va permettre de tester des équipements qui seront par la suite installés sur deux satellites NPOESS… CQFD.

- Photo postée sur le compte Twitter @NasaKennedy

- A suivre: @NASANPP sur Twitter

- Je ne remercie pas @astrosaur_us, auteur du tweet ci-dessous, à cause de qui j’ai la chanson O.P.P dans la tête depuis hier. Ne cliquez pas sur lecture, vous êtes prévenus!

Top Gun & Virgin Galactic

Souvenez-vous de l’année 1986 (enfin, pour ceux qui le peuvent!) et de la sortie du film Top Gun… Ce film est probablement une des raisons pour lesquelles j’aime l’aviation et a fortiori l’espace. Non pas à cause de Tom Cruise -même s’il était un atout de charme- mais des avions de chasse. Les MiGs, les F-14, le porte-avion, la vitesse, la précision, les cojones… Je vis depuis plus de 10 ans dans une maison survolée tous les jours ou presque par des Alphajets, mais à 37 ans, je me précipite toujours dehors pour les voir passer!

C’est bien gentil tout cela, me direz-vous, mais quel rapport avec notre sujet?

Après une sélection effectuée sur plus de 500 candidats, Virgin Galactic vient d’embaucher un second pilote… Pour aller dans l’espace, Virgin Galactic utilisera un avion porteur nommé WhiteKnightTwo,  qui en emportera un second jusqu’à environ 15 km d’altitude. Là, l’avion-fusée SpaceShipTwo filera de ses propres ailes (ou de son propre moteur, plutôt) jusqu’au bord de l’espace (presque 100km d’altitude) où ses passagers passeront quelques secondes avant de redescendre. Contrairement à une capsule ou à une navette, SpaceShipTwo ne tombera ni ne planera jusqu’au sol, il imitera la chute d’une plume…

Keith Colmer sera donc le pilote de SpaceShipTwo, dont le pilotage automatique sera réduit au minimum… d’où l’importance d’avoir choisi un pilote d’essai de l’armée de l’air, qui totalise plus de 5000 heures de vol sur 90 types d’avions. Impressionnant, non?

Keith Colmer ("Coma"), pilote du SpaceShipTwo

 

C’est dans l’air!

Je regardais hier le magazine télévisé C dans l’Air, qui, même s’il ne m’a pas appris grand chose sur les Soyouz, a renforcé mon sentiment que de grandes aventures sont à venir du côté de l’espace – que ce soit des missions habitées, ou non. Si vous l’avez raté, vous pouvez encore le voir en streaming sur le site de France 5.

Le 30 octobre, un cargo de ravitaillement Progress partira vers la Station Spatiale Internationale. Le dernier avait échoué, souvenez-vous. La mission est particulièrement importante puisque de son succès dépend la prochaine mission Soyouz…

Le 1er novembre, c’est le décollage en Chine d’une seconde fusée Longue Marche, qui emmènera dans l’espace un module grâce auquel l’agence spatiale chinoise s’entrainera à effectuer des amarrages avec le premier module du Palais Céleste (la future station spatiale chinoise) envoyé il y a quelques semaines.

Le 4 novembre, ce sera le retour sur Terre, enfin, si je puis dire, de l’équipage de la mission Mars 500, qui a simulé un aller-retour vers Mars et environ un mois de travail sur site. Ils sont 6 (1 français, 1 italien, 1 chinois, 3 russes) à être restés en isolation pendant 520 jours, dans des conditions les plus proches possible d’un tel voyage – je pense au délai qui s’est insinué dans les communications radio, par exemple.

The Russian experimental Mars mission simulates an expedition to the Red Planet is an isolation experiment.
Source Space.com: All about our solar system, outer space and exploration

Le 5 novembre, ce sera le décollage de la mission Phobos-Grunt, celle-là même qui me donne déjà des cauchemars… figurez-vous que l’on va envoyer de la vie sur Phobos, l’un des satellites de Mars. Pas n’importe quel être vivant, non, si j’en crois les taquineries de la personne derrière le compte Twitter @Mars500… il s’agit d’araignées et de moustiques. Bien sûr, le but sera de les ramener ensuite sur Terre, quoique je me demande ce qu’il y a de pire: envoyer moustiques et araignées coloniser Phobos, ou se donner la peine de les récupérer ensuite!

Le 14 novembre, ce sera le décollage de la mission ISS 28, à bord d’une fusée Soyouz. Une mission importante puisque si elle ne décolle pas à temps, il faudra laisser l’ISS sans personne à son bord. L’équipage est actuellement réduit à trois astronautes, et leur capsule Soyouz – leur vaisseau de retour arrivera bientôt à expiration. Ils doivent rentrer avant fin novembre, que la relève soit ou non arrivée.

Entre ces dates, pas moins de 3 autres fusées devraient décoller – depuis les USA, le Kazakhstan et le Japon. (Et je ne vous parle même pas du 25 novembre…)