Quatre nouvelles caméras à l’extérieur de l’ISS

Je vous avais parlé dans cet article de l’expérience HDEV, dont le but est de tester dans l’espace quatre caméras haute définition du commerce afin de choisir celle qui serait la meilleure pour des prochaines missions spatiales.

Les quatre caméras ont été retirées hier du vaisseau cargo Dragon et ont été installées par le Canadarm2 sur la plateforme externe du laboratoire européen Columbus et diffusent déjà de chouettes images de la Terre.

 

Vue de la Terre depuis l'ISS

Vue de la Terre depuis l’ISS (caméra qui filme dans le sens du vol)

 

Une caméra pointe dans le sens du vol, deux caméras pointent vers l’arrière (aft) et une dernière pointe vers le nadir (en direction de la terre, directement sous l’ISS). Les caméras transmettent leur flux vidéo en temps réel à la Terre sans enregistrement préalable.

Si le temps gris et pluvieux vous tape sur le système, voici ce qui peut vous remonter le moral :

Ou pour ceux dont la vidéo ne passe pas directement sur cette page, voici le lien vers le flux vidéo sur Ustream : ISS HD Earth Viewing Experiment.

Si jamais vous tombez sur un écran gris, patientez un peu, soit la vue est en train de changer de caméra, soit l’ISS est hors de portée d’un satellite relais et ne peux donc pas transmettre vers la Terre. Cela arrive plusieurs fois par jour.

Il se peut également que l’ISS soit entrée dans la nuit orbitale. Celle-ci dure environ 45mn. Auquel cas l’écran sera plutôt noir. Pour savoir où se trouve l’ISS en ce moment, vous pouvez consulter le site de l’ESA à cette adresse :

http://www.esa.int/Our_Activities/Human_Spaceflight/International_Space_Station/Where_is_the_International_Space_Station

Lien vers le flux vidéo sur Ustream : ISS HD Earth Viewing Experiment

Pour en savoir plus…

La page NASA détaillant l’expérience HDEV (en anglais)

 

Lancement de Sentinel-1A, un satellite radar d’observation de la Terre

Mise en position verticale du Soyouz VS07

Mise en position verticale du Soyouz VS07 (Crédits : ESA-S. Corvaja, 2014)

Aujourd’hui à 21:02 UTC (23:02 à Paris) une fusée Soyouz va décoller de Kourou en Guyane française, pour placer en orbite polaire Sentinel-1A, le premier satellite d’une paire de satellites radars d’observation de la Terre développés par l’Agence Spatiale Européenne. Le second Satellite, Sentinel-1B, sera quant à lui lancé l’année prochaine. L’avantage de ces satellites radars, par rapport aux satellites optiques, est de pouvoir observer notre planète de jour comme de nuit quelle que soit les conditions météorologiques.

Les images haute qualité de la surface de la planète, récoltées par les satellites Sentinel-1, serviront aux services opérationnels européens qui ont besoin de données d’observation de la Terre pour des applications telles que

Encapsulation du Satellite Sentinel-1A dans la coiffe du Soyouz

Encapsulation du Satellite Sentinel-1A dans la coiffe du Soyouz (Crédits : ESA-B. v/d Elst)

- le contrôle des zones de glaces de la mer et de l’environnement arctique,
- la surveillance de l’environnement marin,
- le contrôle des risques de mouvement de la surface terrestre,
- la cartographie des surfaces terrestres : les forêts, l’eau et le sol, l’agriculture,
- la cartographie en support de l’aide humanitaire dans les situations de crise.

Les satellites pourront permettre, par exemple, de repérer des nappes de pétroles flottant à la surface des océans pour pouvoir prévenir les garde-côtes, aider les services humanitaires lors de situations de crise, détecter des affaissements de terrain, observer la déforestation ou encore observer les glaces de l’Arctique.

Les deux satellites Sentinel-1 doivent transmettre les données d’observation de la Terre pendant 7 ans et ont du carburant à bord pour 12 ans.

Sentinel-1A et 1B font partie d’une même famille de satellites et seront rejoints dans le futur par Sentinel-2, 3, 4, 5P et 5. L’ensemble formera une constellation de satellites dont la quantité et la portée des données récoltées sera sans précédent.

Cette constellation de satellites Sentinel est déployée dans le cadre du programme Copernicus (anciennement appelé GMES, Global Monitoring for Environment and Security), un programme européen d’observation de la Terre, qui est une initiative conjointe de l’ESA et de l’Union Européenne.

 

Rendez-vous donc ce soir à 20h40 UTC (22h40 à Paris) sur le site de l’ESA pour la retransmission en direct de Kourou du décollage de la fusée Soyouz.

 

Vue d'artiste du satellite Sentinel-1A

Sentinel-1 (Crédits : ESA/ATG medialab)

 

Pour en savoir plus…

Les pages Sentinel sur le site de l’ESA (en anglais)

Le site du programme Copernicus de la Commission Européenne (en anglais)

Sentinel-1 déploie ses ailes et un dernier regard à Sentinel-1, deux articles sur le site de l’ESA (en français)

Les photos sur le compte Flickr de l’ESA de la campagne de lancement.

Vidéo (en anglais) présentant la mission Sentinel-1

 

Le Typhon Haiyan vu depuis l’espace

Le typhon Haiyan, annoncé comme le plus violent de l’année, frappe depuis quelques heures l’archipel des Philippines, avec des vents soufflant en rafales jusqu’à 315 km/h.

Vu de l’espace par les satellites de météorologie, ce dévastateur cyclone est d’une beauté à couper le souffle.

Le typhon Haiyan, au-dessus des Philippines (Crédit: Japan Meteorological Agency/EUMETSAT)

Le typhon Haiyan au-dessus des Philippines, ce 7 novembre 2013 (Crédit: NASA)

Lorsque le ciel sera dégagé, les satellites interviendront sans doute à nouveau dans le cadre de la Charte internationale « Espace et Catastrophe Majeures ». Grâce à cette charte, des satellites privés et publics peuvent être reprogrammés pour prendre des photos des zones sinistrées et ainsi permettre de déterminer l’ampleur des dégâts et la meilleure manière de venir en aide aux populations.

Le tir d’un missile vu depuis l’espace

Les astronautes actuellement à bord de la Station spatiale internationale ont eu la surprise d’assister hier à un tir… Pas de confirmation officielle de ce que c’était, mais en faisant des recherches, Anne a trouvé cet article qui mentionne le tir réussi d’un missile balistique intercontinental russe, le Topol.

"Avons assisté à un lancement aujourd'hui. Pas sûr de ce que c'était, mais le nuage qui a suivi était incroyable" - Mike Hopkins

"Un tir de missile depuis l'espace - une surprise inattendue!" - Luca Parmitano

– à suivre sur Twitter: Luca Parmitano & Mike Hopkins.